
Trump joue au yo-yo avec la bourse et l'économie
TVA Nouvelles
Les marchés financiers ont une nouvelle fois été secoués lundi par les déclarations du président américain Donald Trump, qui semble faire jouer l’économie mondiale au yo-yo au rythme de ses annonces sur la guerre contre l’Iran.
• À lire aussi : Guerre en Iran : les Bourses résistent... pour l’instant
Lors d’une conférence de presse en Floride, le président américain a annoncé qu’il envisageait de lever certaines sanctions sur le pétrole afin de faire baisser les prix de l’énergie. « Nous allons aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix.
Nous avons des sanctions sur certains pays. Nous allons lever ces sanctions jusqu’à ce que ça s’arrange. Après, qui sait ? Peut-être que nous n’aurons pas à les remettre. Il y aura tellement de paix », a déclaré Donald Trump après un appel avec le président russe Vladimir Poutine.
Dans la même journée, le président américain a aussi affirmé que la guerre contre l’Iran était « quasiment » terminée, estimant que l’opération militaire était « très en avance » sur le calendrier initial de quatre à cinq semaines. « Je pense que la guerre est finie, quasiment », a-t-il dit à la chaîne CBS, soutenant que l’Iran n’avait plus de « marine », plus de « communications » ni de « force aérienne ».
Ces propos ont immédiatement fait réagir les marchés. Après s’être envolé plus tôt dans la journée, le prix du pétrole a brusquement chuté dès que les investisseurs ont interprété ces déclarations comme un possible apaisement du conflit. Le baril de Brent, qui avait grimpé jusqu’à près de 119,50 $, est ensuite tombé sous la barre des 90 $ lors des échanges électroniques. Son équivalent américain, le WTI, a suivi la même trajectoire, oscillant lui aussi autour des 119 $ avant de redescendre.
« C’est un marché qui est influencé par les grands titres et les déclarations, alors c’est beaucoup de spéculation », a dit Étienne Bergeron, économiste sénior à l’Industrielle Alliance, au Journal lundi.
En quelques heures, les cours ont donc fluctué de plus de 20 $ le baril, illustrant une journée de véritables montagnes russes sur les marchés de l’énergie.
La Bourse a réagi tout aussi rapidement. Après avoir commencé la séance dans le rouge, les principaux indices américains ont rebondi lorsque les propos du président ont laissé croire à une fin prochaine du conflit. Le S&P 500 est ainsi remonté d’environ 1 %, alors que les rendements obligataires américains et le pétrole reculaient.

Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour, en raison du blocage du détroit d’Ormuz, soit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en or noir de l’histoire, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport.












