
Le pétrole remonte, à nouveau porté par la guerre au Moyen-Orient
TVA Nouvelles
Les cours du pétrole grimpent mercredi, la guerre au Moyen-Orient menaçant toujours l’approvisionnement, bien que la perspective d’un déblocage des réserves stratégiques de brut de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ait quelque peu apaisé les marchés.
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« La situation restera alarmante tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », estime Tamas Varga, de PVM Energy. « D’ici là », note l’analyste, les producteurs du Golfe « réduiront volontairement leur production afin d’éviter un remplissage trop rapide des stocks ».
Au moins trois navires (un porte-conteneurs, un cargo et un vraquier) ont été frappés mercredi à proximité de cette voie maritime cruciale où transitent environ 20 % de la production de pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) dans le monde.
L’agence maritime britannique UKMTO, qui rapporte ces faits, a répertorié 14 incidents visant des navires depuis le début du conflit, le 28 février.
Les chefs d’État et de gouvernement du G7 se réunissent justement mercredi après-midi par visioconférence pour tenter d’« atténuer » les « conséquences économiques » de cette guerre, et peut-être trancher la question sensible d’un recours aux réserves stratégiques de pétrole pour contrer la flambée des prix.
« Cependant, il reste à voir si » une telle mesure « aura un impact plus important que de simplement faire gagner du temps au marché », tempère Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.
Quelque 300 à 400 millions de barils appartenant à ces stocks, constitués sous l’égide de l’AIE, pourraient être libérés, d’après des informations de Bloomberg et du Financial Times.

Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour, en raison du blocage du détroit d’Ormuz, soit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en or noir de l’histoire, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport.












