
Première fin de semaine des heures d’ouverture prolongées: «C'est une autre pression sur notre dos, pour nous, les petites PME»
TVA Nouvelles
Ce week-end était le premier depuis l’entrée en vigueur des heures d’ouverture prolongées des commerces au Québec. Si le gouvernement souhaite ainsi soutenir les commerçants, certains restent peu enthousiastes et n’y adhèrent pas.
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Depuis mercredi, les commerces de détail du Québec peuvent ouvrir entre 6h et 21h, sept jours sur sept, sur une base volontaire. La mesure, mise en place par le gouvernement du Québec, vise à offrir davantage de flexibilité aux entreprises et à alléger certaines contraintes réglementaires. Toutefois, certains commerçants estiment qu’elle ne profitera pas à leur entreprise.
« C’est une autre pression sur notre dos, pour nous, les petites PME, un autre obstacle, un autre défi, qu’il va falloir affronter encore avec ça. [...] S’il y en a qui peuvent en bénéficier, c’est clairement les grandes surfaces, ce ne sera pas les petites entreprises qui vont en bénéficier », a déclaré Lucie Bourbonnais, propriétaire du magasin de jeux et de jouets La Ribouldingue, aux ondes de LCN, samedi.
Mme Bourbonnais indique que le fait d’ouvrir plus tôt et de fermer plus tard n’est tout simplement pas rentable pour sa boutique, ce qui l’a poussée à ne pas adopter les nouvelles heures d’ouverture prolongées.
« Bon, déjà, les marges sont très minces. C’est des coûts d’allonger les heures. Ce n’est pas vrai que ça va me permettre de vendre plus de jeux ou de jouets. La demande n’est pas là », a-t-elle souligné.
Elle dit comprendre l’initiative du gouvernement, mais doute de l’ampleur des retombées.

Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour, en raison du blocage du détroit d’Ormuz, soit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en or noir de l’histoire, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport.












