
«J’ai eu peur du climat de travail»: elle troque enfin ses fichiers Excel pour des bottes de travail
TVA Nouvelles
Après des années de doute et de déchirement intérieur, une jeune femme de Terrebonne a décidé de changer de vie et de quitter son travail de bureau pour poursuivre une carrière en construction.
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« J’ai compris que programmer des fichiers Excel, ça ne m’excite pas », lance Marie-Pier Boulé, 31 ans, en entrevue avec Le Journal.
La jeune femme vient de faire un pied de nez au destin en abandonnant son emploi de « gestionnaire de cas » en télétravail afin d’entreprendre une formation d’électricienne, avec le soutien du programme « Femmes Intégration Construction ».
« J’ai toujours su que j’aimais le travail manuel, mais j’ai longtemps cru que je ne serais pas à ma place en construction », explique-t-elle.
On peut dire que la réputation du milieu le précède. Encore aujourd’hui, on compte très peu de femmes dans l’industrie. Selon les plus récentes données de la Commission de la construction du Québec, elles étaient environ 8200 sur les chantiers l’an dernier, ce qui représente une proportion de 4,1 %.
C’est sans compter qu’une femme sur deux abandonne son emploi en construction en cinq ans, alors que c’est le cas de seulement 32 % des hommes.
Cette réalité a d’ailleurs longtemps retenu Marie-Pier Boulé d’écouter ce que son cœur lui disait.
« Quand j’étais plus jeune, ça m’intéressait, mais j’ai eu peur du climat de travail difficile dont tout le monde parle, et des commentaires déplacés de la part des hommes », reconnaît-elle sans détour.

Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour, en raison du blocage du détroit d’Ormuz, soit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en or noir de l’histoire, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport.












