
Revers de 4 à 0 du Canadien face aux Red Wings: on a eu pas mal moins de fun
Le Journal de Montréal
Cette fois, il n’y a pas eu de vague, ni d’«Olé! Olé! Olé!», ni de touche française. En fait, il n’y a même pas eu de but. Pour le Canadien, on s’entend.
Car les Red Wings, eux, ont touché la cible. Et quatre fois plutôt qu’une. Tant et si bien que le Tricolore a perdu 4 à 0 ce match où le sommet de la division Atlantique était à l’enjeu.
D’ailleurs, ce revers jumelé avec la victoire du Lightning à Philadelphie a refoulé le Canadien au troisième rang de la division.
C’était ce genre de samedi soir où il a éprouvé tout le mal du monde à trouver son rythme. Il ne s’est pas aidé en écopant de quatre punitions dans la première moitié du match.
«Les punitions ont brisé notre rythme, a reconnu Martin St-Louis après ce premier revers en quatre matchs. Quand on semblait vouloir le prendre, on le perdait à cause des punitions.»
Difficile de provoquer des étincelles quand tes meilleurs éléments offensifs ont les foufounes collées au banc. Néanmoins, Nick Suzuki a terminé la soirée avec quatre tirs au but. Seul Cole Caufield a fait mieux avec cinq. Le premier trio a donc obtenu quelques occasions.
«Notre exécution a fait défaut. On a manqué de finition dans les zones dangereuses», a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien.
Les ennuis des joueurs de centre dans le cercle des mises en jeu ont également tiré les Montréalais vers le bas. À un certain moment, Suzuki n’avait remporté que deux de ses 13 duels. Ce n’est sans doute pas de cette façon que le capitaine du Canadien souhaitait célébrer le 500e match de sa carrière. Tous consécutifs, faut-il le rappeler.
Et ça n’allait guère mieux pour Phillip Danault, étincelant dans cet aspect du jeu jusqu’ici. Encore une fois, ça devient difficile de produire lorsqu’on perd constamment du temps et de l’énergie à courir après la rondelle.

Jordan Binnington connaît une saison difficile à St-Louis. Avant la visite du Canadien, il affichait une ronflante moyenne de 3,56 et un taux d’efficacité de ,869. Toutefois, le temps d’un soir, il a démontré pourquoi Équipe Canada lui confiera le poste de gardien numéro un aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, dans un peu plus d’un mois.

À l’approche de la mi-saison, l’attaquant du Canadien de Montréal Ivan Demidov est en feu. Il fait tout pour conserver des chances légitimes de remporter le trophée Calder, mais le défenseur Matthew Schaefer, des Islanders de New York, est devant lui actuellement dans la course pour l’obtention du titre de recrue par excellence dans la Ligue nationale de hockey.

