
Le prix du pétrole monte avec de nouvelles frappes au Moyen-Orient
TVA Nouvelles
Les cours du pétrole montent mardi, après d’intenses frappes au Moyen-Orient, dont une nouvelle attaque contre une zone industrielle pétrolière aux Émirats arabes unis.
Déjà touchée la veille, la zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Émirats arabes unis a été visée par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie.
Ce hub pétrolier est essentiel pour le pays car il permet de détourner une partie des barils actuellement bloqués par la quasi-paralysie du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, par où transite habituellement environ 20 % de la production mondiale.
La crise « pourrait être en train de passer d’une crise du transport maritime (...) à une crise de l’offre de pétrole, dans laquelle les infrastructures énergétiques de tout le Golfe deviennent la cible d’attaques iraniennes », affirme Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Vers 6h45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 2,83 % à 103,05 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, gagnait 3,04 % à 96,34 dollars.
La Corée du Sud, qui possède d’importantes raffineries, a annoncé dans la nuit qu’elle allait introduire des restrictions sur les exportations de produits raffinés », souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
La Chine avait déjà annoncé des mesures similaires la semaine dernière, car « les pays privilégient leur propre sécurité d’approvisionnement », précise l’analyste.
Il note également que les prix des barils de brut de certaines références spécifiques du Moyen-Orient ont beaucoup augmenté (comme le Murban ou le Oman), au-delà même des 150 dollars, car « les raffineries sont généralement configurées pour des caractéristiques très précises ».

Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour, en raison du blocage du détroit d’Ormuz, soit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en or noir de l’histoire, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport.












