
Le baptême des parcs éponges de Montréal
Le Journal de Montréal
À Montréal, le journaliste Louis-Philippe Messier se déplace surtout à la course, son bureau dans son sac à dos, à l’affût de sujets et de gens fascinants. Il parle à tout le monde et s’intéresse à tous les milieux dans cette chronique urbaine.
Depuis quelques années, de petits lacs se forment dans les parcs que la Ville aménage en «éponges» afin qu’ils puissent contenir momentanément les pluies volumineuses et soudaines et prévenir des inondations. J'ai profité de ce vendredi archipluvieux afin de vérifier comment, et surtout si, ça fonctionne.
Pour désigner ces lieux publics capables de se remplir en attendant que les égouts pluviaux se vident, la Ville a déjà parlé de «jardins de pluie» – c’était mignon, mais l’expression «parc éponge» s’est ensuite imposée.
N’allez pas imaginer que ce parc avale l’eau ou s’en imbibe.
L’eau de pluie demeure toujours en surface, plus ou moins visible, selon qu’il y a ou pas de la végétation pour la dissimuler.
«Le principe de base, c’est de sortir des infrastructures grises souterraines qui coûtent cher en aménageant des bassins dont le coût de construction est peu élevé», explique Stéphane Brossault, chef de division du développement urbain à la Ville en point de presse vendredi.
Au parc Howard, un des six à Montréal à avoir été «épongéïsés», l’eau s’accumule dans des cuves de gazon.
Je m’y suis promené en sandales. J’ai eu de l’eau jusqu’aux mollets.
Le niveau aurait pu monter beaucoup plus: la capacité totale de rétention de ce parc, affirme la Ville, est de 624 000 litres.

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.





