
L’utilisation du cellulaire au travail peut être à l'origine d'une «maladie professionnelle»
TVA Nouvelles
L’utilisation du cellulaire au travail peut être considérée comme une « maladie professionnelle » au sens de la loi, a reconnu récente décision du Tribunal administratif du travail (TAT).
Une travailleuse qui a développé une tendinite en utilisant son cellulaire au travail vient d’obtenir gain de cause face à son employeur et sera indemnisée par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).
Selon une avocate spécialisée en droit du travail, les maux aux membres supérieurs et au cou sont de plus en plus communs avec l’utilisation prolongée des ordinateurs et des souris.
« Dans ce dossier-ci, je comprends pourquoi le juge ou la juge a donné raison à la travailleuse. Parce qu’effectivement, ce qu’elle faisait, c’est qu’elle travaillait essentiellement avec un téléphone cellulaire où elle envoyait des textos. Donc, entre 40 à 65 clients par jour, 2, 3 textos, ça vient vite 180 manipulations. Donc, ce sont des mouvements répétitifs », admet mercredi à l’émission de Mario Dumont l’avocate Sophie Mongeon.
L’utilisation du cellulaire étant très répandue, l’experte en droit du travail ne pense pas que cette décision créera un précédent, car cela reste très difficile à prouver. Dans le cas présent, l’employeur n’a pas fourni de preuves adverses.
« Dans ce contexte-ci, c’était une adjointe administrative, donc vraiment, elle l’utilisait régulièrement. Est-ce que ça va donner lieu à une maladie professionnelle ? La réponse est non. Faire reconnaître des maladies professionnelles c’est très, très difficile. Donc elle avait tous les outils en main pour démontrer une preuve prépondérante », admet-elle.
L’avocate précise qu’il serait bon pour les employeurs qui ont des employés en télétravail d’aller s’assurer que le lieu de travail est ergonomique avec les cinq points essentiels, soit, la chaise, le clavier, la souris, le téléphone (un vrai téléphone pour ne pas avoir des problèmes de cou) et la hauteur de l’écran.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.













