
Coupe «homme» ou «femme»: Station10 porte la décision du Tribunal des droits de la personne en appel
TVA Nouvelles
Le salon de coiffure Station10, qui avait été condamné à verser 500 $ à une personne non binaire à qui l’on avait demandé de choisir entre une coupe « homme » ou « femme », porte la décision du Tribunal des droits de la personne en appel.
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Après une réflexion approfondie et une concertation avec les acteurs clés du milieu, le salon a décidé d’interjeter l’appel, a-t-il annoncé mercredi par voie de communiqué.
Station10 pourra compter sur le soutien de l’Association Coiffure Québec (ACQ), le plus important regroupement de professionnels du secteur de la province dans sa démarche.
L’intervention de l’ACQ aux côtés de Station10 « vise à porter la voix de l’ensemble de l’industrie et à clarifier les enjeux juridiques qui découlent de ce jugement ».
« Cette démarche n’est en aucun cas une remise en question de l’identité des personnes non binaires, ni une attaque envers la partie plaignante. Le débat porte sur l’interprétation de droit et la nécessité d’établir des balises jurisprudentielles claires pour tous les commerçants du Québec », souligne la direction de l’ACQ.
En février dernier lors d’une entrevue sur les ondes de LCN, le copropriétaire de Station10, André Dagenais, avait qualifié la décision d’« un petit peu déplorable », y voyant « une mesure mitoyenne pour plaire aux deux parties ».
Le litige remonte à il y a trois ans : au moment d’une demande de service, l’établissement avait imposé à la personne non binaire le choix entre une coupe « homme » ou une coupe « femme », sans offrir d’option adaptée à son identité de genre.













