
Comment Kent Hughes peut attirer Sam Bennett
TVA Nouvelles
Le problème est vieux comme le monde (ou le plafond salarial) pour quiconque occupe le poste de directeur général des Canadiens : comment convaincre un joueur autonome sans compensation de préférer Montréal à une ville au sud de la frontière, située dans un État ne prélevant aucun impôt sur le revenu?
S’il souhaite être agressif dans le derby pour les services de Sam Bennett des Panthers de la Floride, Kent Hughes devra redoubler de créativité et couvrir tous les angles morts qui pourraient être attaqués par l’Agence du revenu du Canada (ARC), a souligné un expert en fiscalité sportive lors d’un entretien avec le TVASports.ca.
«Tu dois connaître toutes tes options au préalable et utiliser un langage précis dans le contrat, explique au téléphone Kyle Stich, directeur chez AFP Tax Consulting, une firme de conseil en fiscalité sportive établie à Rochester. Tu dois utiliser des comptes à imposition différée pour réduire l’impact financier que représente vivre à Montréal.»
Bennett, par exemple, ne verse aucun impôt à l'État de la Floride en jouant pour les Panthers. Son taux d’imposition est le taux marginal fédéral aux États-Unis, qui s’élève à 37 % pour un athlète professionnel de son acabit. Au Québec, le taux marginal combiné (fédéral et provincial) se chiffrerait à 53 %.
Il y a des solutions, concède notre expert, mais elles ne sont pas faciles à mettre en œuvre, particulièrement depuis le litige qui oppose John Tavares des Maple Leafs de Toronto à l’ARC.

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