
Chronique, Nos téléphones intelligents peuvent-ils révéler qui nous sommes?
Radio-Canada
Le nouveau roman de l’auteur française Delphine de Vigan, Je suis Romane Monnier, sort aujourd’hui en librairie. Elle y enquête sur nos traces numériques.
Si dans Les enfants sont rois, Delphine de Vigan s’intéressait déjà au monde virtuel, c’était pour montrer son immensité abyssale et comment, à travers la fuite en avant de parents irresponsables, des enfants se retrouvaient surexposés dans leur intimité avec les conséquences désastreuses que cela entraîne. Je suis Romane Monnier est une sorte de contrepoint au roman précédent. Là aussi, il est question d’intimité et de numérique, non pas pour dénoncer une quelconque médiatisation incontrôlée, mais plutôt afin de mettre en évidence la connaissance que nos téléphones intelligents ont de la vie de leurs propriétaires bien plus que leurs proches. Ces objets sont, comme l’écrit Delphine de Vigan : Le lieu de la connexion et du secret. Du rituel et du refuge. Des rêves et des regrets. Ce sujet d’actualité, l’autrice aborde à travers la figure de Thomas, un père célibataire de 47 ans. L’homme gère un magasin de reprographie à Paris et il a une fille de 26 ans. Sa propre vie est rythmée par l’utilisation qu’il fait de son téléphone : pour lire les infos, consulter ses courriels, écouter de la musique…, comme le font des milliards de personnes chaque jour sur la planète. Thomas, néanmoins, s’interroge sur son rapport à l’appareil, lui qui a connu le monde d’avant la numérisation à outrance. Un jour, Thomas retrouve Nathan dans leur bar favori. Le matin suivant, il se réveille encore éméché, avec un téléphone qui n’est pas le sien. Il a été interverti pendant la soirée. Après avoir rendu son bien à Thomas, la propriétaire de l’appareil lui demande de le garder, lui laisse le code de déverrouillage, puis disparaît. Pour Thomas commence alors une longue enquête. Qui était-elle et pourquoi a-t-elle pris cette décision absurde? C’est sur cette question que commence le cœur de l’intrigue. À partir des traces numériques laissées sur l’appareil, bien plus complètes que trois cartons d’archives, Thomas dresse le portrait de Romane Monnier. Il fouille en profondeur, mais tout en gardant une distance respectueuse et, peut-être, aussi retenu par une certaine pudeur.

C'est une semaine occupée au Théâtre Grand Espace de Sherbrooke. La compagnie Zemmour Ballet présentera pour quatre soirs son spectacle les Évadés de la moraline. La première est dans quelques minutes. Ce spectacle est le fruit du travail acharné de la troupe, dont les membres dansent tous les jours depuis un mois. Delphine Belzile s'est rendu au Grand Espace lors des toutes dernières répétitions du groupe.

Le nombre d'hôpitaux en mauvais ou très mauvais état a doublé au Québec. Depuis des années, le gouvernement estimait leur nombre à une centaine, mais les dernières évaluations ont fait bondir le nombre à 227. Une mauvaise surprise pour Santé Québec, qui parle d'un problème inquiétant. Le reportage de Davide Gentile.











