
Bâtiments délabrés à Sherbrooke: «Ça m’irrite», dit la mairesse Marie-Claude Bibeau
TVA Nouvelles
La mairesse de Sherbrooke ne cache pas qu’elle est « irritée » lorsqu’elle marche au centre-ville de Sherbrooke et qu’elle passe devant l’un des nombreux bâtiments délabrés. TVA Nouvelles a questionné Marie-Claude Bibeau sur les nombreux constats d’infraction délivrés par la Ville au cours des derniers mois aux propriétaires de ces immeubles.
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La mairesse est-elle « satisfaite » de cette salve de constats d’infraction, qui a notamment vu certains promoteurs, via leurs entreprises, écoper d’amendes allant jusqu’à près de 92 000 $ ? Mme Bibeau prend une courte pause et réfléchit avant de répondre.
« La question de la réglementation et de la faire appliquer et de donner des avis de non-conformité et éventuellement des constats, ça fait partie d’un processus, lance la mairesse. Mais moi, je suis surtout motivée par cet effort que je veux faire travailler en amont avec les entrepreneurs pour éviter d’en arriver là et de mobiliser ces propriétaires d’immeubles là à travailler pour la revitalisation du centre-ville », poursuit-elle.
Marie-Claude Bibeau rappelle que le comité de démolition et de revitalisation de la Ville est piloté par le conseiller municipal Pierre Avard.
« J’ai appelé ça le comité de démolition et de revitalisation et l’esprit derrière ça, c’est vraiment d’avoir une équipe qui va être proactive pour travailler avec les propriétaires d’immeubles vacants au centre-ville. Ça inclut les bâtiments délabrés, abandonnés, squattés », explique-t-elle. Et comment travaille-t-on de façon « proactive » avec ces propriétaires ?
« Je veux que mon comité de revitalisation travaille directement avec les entrepreneurs pour qu’on ait une vue d’ensemble, précise-t-elle. De ne pas travailler les projets à la pièce, mais de travailler avec ces entrepreneurs-là avec l’ensemble des propriétés sur le territoire de Sherbrooke », continue la mairesse.
« Qu’on essaie de développer une relation pour voir plus grand, parce qu’à la pièce j’ai l’impression que ce n’est pas productif en ce moment », a-t-ell poursuivi.
Lors de discussions avec certains de ces propriétaires de bâtiments, plusieurs ont rapporté qu’ils comptaient contester les constats d’infraction émis par la Ville.













