
«Les professeurs marchent sur des œufs»: des parents amplifient le problème de la violence scolaire, selon une experte
TVA Nouvelles
La montée du climat de violence dans plusieurs écoles secondaires du Québec ne concerne pas juste les élèves, mais aussi leurs parents qui peuvent s’en prendre aux professeurs abordant le problème, selon une experte en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.
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« Pour les professeurs, ce qui est difficile en ce moment aussi, c’est qu’on voit que chez certains parents, il y a aussi une montée de l’intolérance », a constaté Marie-Ève Carignan, directrice du pôle média de la chaire UNESCO en prévention de la radicalisation, en entrevue à l’émission Le Bilan, vendredi.
Elle explique que plusieurs données révèlent une hausse de parents incertains face à des discours plus radicaux.
« Des professeurs n’osent pas parfois aborder ça en classe parce qu’ils ont peur aussi du retour des parents, a expliqué la directrice. [Ils] disaient que des parents se fâchaient quand il y avait, par exemple, des livres avec des modèles liés à des minorités de genre, ce qui fait en sorte que les professeurs marchent sur des œufs un peu. »
Le Journal a rapporté, le 11 février dernier, qu’une étude a constaté une hausse des plaintes pour violence sexuelle dans les écoles québécoises. Un climat de violence a même été l’objet d’une pétition dans une école secondaire de Granby, ce qui a permis le déclenchement d’une enquête policière.
De plus en plus d’enseignants demandent d’ailleurs des conseils à la Charte UNESCO en prévention de la radicalisation de l’extrémisme violent afin de mieux gérer une situation délicate.
« Parfois, c’est mieux d’essayer de changer de sujet puis d’attendre un bon moment pour peut-être de parler en plus petit groupe avec des élèves qui font face à des situations ou des comportements problématiques », a recommandé Marie-Ève Carignan.













