
«La loi de la jungle»: des chiens d’assistance malades, agressifs et mal éduqués vendus à prix d’or
TVA Nouvelles
Des Québécois vulnérables déboursent des fortunes pour des chiens d’assistance malades, agressifs ou mal éduqués. Québec n’impose aucun standard de qualité et laisse le champ libre à des éducateurs canins autoproclamés.
« C’est la loi de la jungle », clame Frédéric Parent, un résident de Québec qui a investi près de 10 000 $ pour un chien d’assistance qui devait accompagner sa fille vivant avec un trouble du spectre de l’autisme à l’école et au camp de jour.
Leur chien s’est plutôt révélé agressif et présentait même des risques de morsure.
Au cours du mois de février, l’équipe de J.E s’est entretenue avec une quinzaine de personnes qui nous ont décrit leur éprouvant parcours pour obtenir un chien d’assistance.
Plusieurs vivent avec d’importants traumatismes liés à des actes criminels. D’autres ont des enjeux de mobilité ou des limitations visuelles. Tous croyaient pouvoir compter sur un chien d’assistance pour améliorer leur quotidien.
Ils ont plutôt subi des pertes financières substantielles après avoir fait affaire avec des éducateurs canins qui s’autoproclamaient experts.
« C’est comme si ce n’était pas grave de jouer avec la santé des gens et celle des chiens aussi », résume Carolanne Trudelle, qui a abandonné son rêve d’obtenir un chien d’assistance après deux échecs et des pertes de plusieurs milliers de dollars.













