
Tensions à Minneapolis: Donald Trump menace d'invoquer l'Insurrection Act, ce qui lui permettrait de déployer l'armée
Le Journal de Montréal
Donald Trump a menacé jeudi d'invoquer l'Insurrection Act, une loi d'exception qui lui permettrait de déployer l'armée pour faire du maintien de l'ordre aux États-Unis, si les autorités du Minnesota ne parvenaient pas à mettre fin aux «attaques» contre sa police de l'immigration.
• À lire aussi: Minneapolis: un autre individu atteint par un agent de ICE
• À lire aussi: Femme tuée par la police de l'immigration à Minneapolis: l'ONU réclame «une enquête indépendante»
«Si les politiciens corrompus du Minnesota ne respectent pas la loi et ne s'emploient pas à empêcher les agitateurs professionnels et les insurgés d'attaquer» les agents de la police de l'immigration (ICE), dont un agent a tué il y a une semaine une femme, provoquant d'importantes manifestations, «je vais invoquer l'INSURRECTION ACT», a déclaré le président américain sur son réseau Truth Social.
Donald Trump a fait planer plusieurs fois la menace d'utiliser cet outil ces derniers mois, notamment en raison de décisions défavorables de la justice sur son utilisation de la Garde nationale, une force militaire de réserve, lors de situations jugées menaçantes par le président. Sans la mettre à exécution jusqu'à présent.
L'«Insurrection Act», compilation de lois des XVIIIe et XIXe siècles, est une forme d'état d'urgence qui permet à l'État fédéral d'utiliser l'armée à des fins de maintien de l'ordre sur le territoire américain.
Il permet de contourner une loi, le «Posse Comitatus Act», qui interdit d'utiliser des militaires contre des citoyens américains.
L'«Insurrection Act» a été invoqué pour la dernière fois en 1992 par le président George Bush père à la demande du gouverneur républicain de Californie, confronté à des émeutes sans précédent à Los Angeles à la suite de l'acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King, un automobiliste noir, l'année précédente.
Le 7 janvier, une Américaine de 37 ans, Renee Nicole Good, a été abattue dans sa voiture à Minneapolis alors qu'elle participait à une action pour gêner une opération des agents fédéraux de l'immigration, envoyés en nombre dans la ville pour mener des séries d'arrestations.













