
L'Iran se dit prêt à la guerre, des milliers de manifestants à Téhéran
Le Journal de Montréal
Des milliers de manifestants se sont rassemblés lundi sur une grande place du centre de Téhéran en soutien au pouvoir iranien, confronté à un vaste mouvement de contestation dont la répression aurait fait des centaines de morts.
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Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression se poursuivait, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé lundi que son pays était prêt à la guerre, mais aussi à négocier.
Face à l'un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979, le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale des communications internet depuis le 8 janvier.
Lundi, à l'appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d'Iraniens ont envahi la place de la Révolution, au cœur de Téhéran, brandissant le drapeau de la République islamique, en signe de soutien au pouvoir et pour rendre hommage aux membres des forces de sécurité morts durant les manifestations, selon les images diffusées par la télévision d'État.
Des prières étaient récitées pour les victimes de ce que le gouvernement a qualifié « d'émeute ». L'Iran mène une guerre contre les « terroristes », a lancé le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, devant le rassemblement.
D'autres manifestations similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, selon ces images, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.






