
L’appétit de Trump pour le Groenland pourrait-il faire imploser l’OTAN?
Le Journal de Montréal
L’hypothèse d’une intervention militaire américaine au Groenland, évoquée par la Maison-Blanche comme l’une des «options» sur la table, met l’Alliance atlantique sous une pression inédite.
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Le Danemark — y compris le Groenland — est membre de l’OTAN et une attaque américaine contre l’un des membres de l’Alliance atlantique signifierait «la fin de tout», a averti sa première ministre, Mette Frederiksen.
Tactique de négociation, bluff, menace sérieuse: voici quelques-unes des questions qui se posent à Bruxelles, siège de l’OTAN.
Donald Trump n’en démord pas: depuis son premier mandat (2017-2021), il veut le Groenland, qui serait indispensable, assure-t-il, à la sécurité des États-Unis.
Et mardi, sa porte-parole, Karoline Leavitt, a fait monter la pression d’un cran: «Le président et son équipe discutent de plusieurs options pour remplir cet objectif important de politique étrangère, et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition du commandant en chef.»
C’est inimaginable, selon le président français, Emmanuel Macron. «Il n’y a pas pour moi de scénario où les États-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation pour violer la souveraineté danoise» au Groenland, a-t-il affirmé mardi.
Il n’y aura pas d’intervention militaire, a assuré de son côté le ministre français Jean-Noël Barrot, après une conversation avec son homologue américain, Marco Rubio.
