
Sa ceinture de sécurité était détachée: la mort d’une jeune camionneuse doit faire tomber les «mythes»
TVA Nouvelles
L’horrible mort par asphyxie d’une jeune camionneuse dont la ceinture de sécurité était détachée l’automne dernier en Mauricie doit faire tomber plusieurs « mythes » qui persistent dans le domaine, dénonce une coroner dans son rapport.
« Le décès tragique [d’Alexia] Brodeur pourrait ainsi éventuellement contribuer à modifier les comportements et à ultimement sauver la vie de certains de ses confrères et consœurs », résume Me Mélanie Ricard.
Elle a récemment rendu publique son enquête sur les circonstances qui ont coûté la vie à la jeune femme de 23 ans, en octobre dernier, à Saint-Léon-le-Grand, près de Trois-Rivières. Il s’agissait d’une période où les drames impliquant des poids lourds se multipliaient.
Alexia Brodeur avait à l’époque environ un an et demi d’expérience en conduite de véhicules lourds. C’était son premier jour de travail de la semaine.
Avec une remorque fraîchement remplie de sable, elle filait à environ 104 km/h sur la route 349, dans une zone dont la limite était de 90 km/h.
Mme Brodeur aurait continué de rouler dans l’accotement de gravier vers la droite, comme si elle n’avait jamais vu la légère courbe vers la gauche devant elle, souligne Me Ricard.
« Les policiers ont pour leur part conclu que l’accident était probablement secondaire à une période de distraction », écrit-elle. Il n’est pas écarté qu’un médicament contre les allergies ait affecté sa vigilance ou provoqué de la somnolence.
Même si la conductrice a donné un coup de volant pour rediriger son tracteur routier, le mastodonte a chaviré dans le fossé.
Alexia Brodeur a été projetée dans sa cabine, car elle n’était pas attachée. La jeune femme « s’est retrouvée inconsciente dans une position où sa respiration a été entravée, provoquant son décès par asphyxie », indique Me Ricard.

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