
Le gouvernement s’en met-il plein les poches lorsque le prix de l’essence augmente?
TVA Nouvelles
La flambée du prix de l’essence causée par la guerre en Iran a ravivé le débat politique au Québec. Les partis se lancent dans une surenchère de promesses pour alléger la pression sur les automobilistes. L’effet d’une montée rapide du prix du carburant demeure toutefois « marginal » sur les finances du gouvernement. Explications :
Contrairement à la croyance populaire, « le gouvernement ne profite pas de la hausse du prix des hydrocarbures », explique le ministère des Finances. Le volume de carburant consommé varie peu, mais se contracte assez pour réduire les ventes à la pompe. Ainsi, la baisse de consommation compense presque entièrement l’augmentation de TVQ perçue.
La hausse des prix pétroliers augmente aussi les dépenses du gouvernement. Le carburant des véhicules publics, les approvisionnements et le chauffage des bâtiments coûtent plus cher. Une analyse économique du gouvernement datant de 2008 montrait qu’une augmentation de 5 cents du litre entraînait une perte d’environ 6 millions $ par année, même en tenant compte de la TVQ. Après 20 ans, « les grandes conclusions demeurent toujours pertinentes », indique le ministère des Finances.
Le gouvernement pourrait choisir d’aider les consommateurs, comme en 2022 avec le chèque anti-inflation. Il s’agit d’une décision politique coûteuse. Pour ce qui est de la taxe sur les carburants, en 2023‐2024, elle a généré 2,14 milliards $ destinés au financement des infrastructures routières et du transport collectif. Le Québec traverse une crise des infrastructures, alertait récemment la présidente de l’Ordre des ingénieurs. Le déficit d’entretien atteint 40 milliards : routes, hôpitaux et écoles se dégradent rapidement.
À la CAQ, Bernard Drainville souhaite redistribuer directement aux contribuables les surplus de TVQ générés par la hausse des carburants, alors que Christine Fréchette privilégie une réduction des frais d’immatriculation à la SAAQ. Le Parti Québécois propose pour sa part de diminuer la taxe spécifique sur les carburants ou la TVQ, dénonçant une « double taxation ». Les conservateurs d’Éric Duhaime veulent aller plus loin en abolissant le marché du carbone qui finance la transition énergétique.
La hausse du prix du pétrole a un effet contrasté sur le Canada. Les provinces productrices de pétrole de l’Ouest bénéficient de revenus de redevances plus élevés. Si le baril se maintenait à 90 $ pendant un an, l’Alberta pourrait passer d’un déficit prévu de 10 milliards $ à un excédent. Ottawa profiterait aussi d’une hausse du PIB et des recettes fiscales. Toutefois, ces gains risquent d’être annulés par des perturbations économiques, notamment dans les chaînes d’approvisionnement et l’inflation.

La flambée du prix de l’essence causée par la guerre en Iran a ravivé le débat politique au Québec. Les partis se lancent dans une surenchère de promesses pour alléger la pression sur les automobilistes. L’effet d’une montée rapide du prix du carburant demeure toutefois « marginal » sur les finances du gouvernement. Explications :

Si Mario Pelchat estime à une demi-victoire le fait que Québec va doubler le nombre de participants permis lors d’un spectacle sur une exploitation agricole, le ministre québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation estime que c’est le maximum qu’il pouvait faire, mais n’exclut pas des modifications dans le futur.











