
Réponse au président de la CCIQ
TVA Nouvelles
Monsieur le Président,
J’ai pris connaissance de votre chronique publiée le 19 janvier dernier dans Le Journal de Québec, où vous présentez la Capitale-Nationale comme une « région d’exception ».
Sur un point, nous sommes d’accord : Québec a un potentiel immense. Oui, nous voulons une économie forte. Oui, nous voulons attirer des entreprises et des talents. Oui, nous voulons que nos jeunes puissent réussir ici. Mais permettez-moi d’être très clair, les citoyens et les employés de vos membres de Québec ne veulent pas devenir Montréal.
Ils ne veulent pas vivre dans une agglomération de 2 millions d’habitants. Ils ne veulent pas sacrifier leur qualité de vie sur l’autel de la croissance à tout prix.
Québec est forte parce qu’elle est humaine, parce qu’on peut traverser la ville sans y passer sa journée, parce qu’on a encore accès à la nature, parce que nos quartiers ont une identité et parce que nos familles peuvent respirer.
La prospérité ne se mesure pas uniquement en nombre d’habitants ou en tours de bureaux construites. Elle se mesure en qualité de vie, en accessibilité au logement, en fluidité des déplacements, en sécurité des quartiers et en protection de nos espaces verts.
Une croissance mal planifiée entraîne toujours les mêmes conséquences :
Ce n’est pas ce que les citoyens et les employés de vos membres demandent. Nous devons viser un modèle différent, un modèle équilibré, un modèle où la croissance est maîtrisée, un modèle où le développement économique sert d’abord les gens qui vivent ici.
Attirer des talents et créer de la richesse, oui, mais dans le respect de notre capacité d’accueil, de nos infrastructures et de notre tissu social. Québec n’a pas à imiter les grandes métropoles pour réussir. Elle doit capitaliser sur ce qui fait sa force : son échelle humaine, sa stabilité, son équilibre entre ville et nature.













