
Quand des mercenaires allemands empêchèrent les Américains de nous annexer
TVA Nouvelles
Le Canada compte actuellement sur l’appui de l’Europe alors que Trump veut nous annexer. C’est l’occasion de rappeler que des militaires allemands se sont déjà portés à notre défense contre l’envahisseur américain, contribuant à faire en sorte que le Canada reste une entité politique distincte des États-Unis.
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Lorsque la guerre d’indépendance des États-Unis éclate en 1775, la faiblesse de l’armée britannique oblige Londres à engager des mercenaires allemands dont des milliers passeront sept hivers parmi nous.
George III, «roi du Royaume-Uni et de Hanovre», demande à ses cousins régnants dans le Saint-Empire romain germanique de lui fournir des mercenaires pour combattre le soulèvement de ses 13 colonies américaines. Quatre princes allemands fourniront, moyennant rétribution, quelque 30 000 mercenaires commandés par le général-Baron Friedrich Adolf Riedesel, dont 4000 à 5000 seront déployés au Québec. Leur présence est si importante que le gouverneur Haldimand, dans une correspondance au Secrétaire d’État aux Colonies Lord Germain, souligne que l’armée anglaise au Canada est composée en majeure partie d’Allemands. La Grande-Bretagne a également recruté dans l’Empire allemand des médecins pour soigner les mercenaires. Sur les 115 médecins au Québec en 1788, 32 sont Allemands.
La première flotte de renforts allemands de 32 navires arrive à Québec le 1er juin 1776. Ils furent rapidement dépêchés dans la région des Trois-Rivières pour engager les Américains en retraite. La colonne anglo-allemande les poursuit et les chasse ensuite de la région de Montréal. Des unités allemandes arrivèrent en juillet à La Prairie-de-la-Magdeleine sur la rive sud et s’y installèrent en attente de la campagne militaire germano-britannique de l’été 1777. Les militaires sont logés dans presque toutes les maisons du village ainsi qu’à Chambly et à Saint-Jean-sur-Richelieu. Pouvant s’exprimer en français, les officiers allemands sont bien accueillis par l’élite des localités où ils sont cantonnés.
Avec environ 8000 hommes, dont près de la moitié d’Allemands, les Anglais s’emparent de Ticonderoga (l’ancien fort Carillon de Montcalm). Mais à Saratoga Springs à 40 km au nord d’Albany, les Américains infligent une défaite humiliante aux Anglo-Germaniques. Plusieurs milliers sont faits prisonniers, dont le commandant allemand, le Baron Riedesel.

Les témoignages se multiplient : enseignants bousculés, menaces proférées, crises incontrôlées, climat d’insécurité qui s’installe insidieusement. Ce que plusieurs constatent sur le terrain n’est ni exagéré ni anecdotique : la violence à l’école est devenue un enjeu structurel dont les conséquences dépassent largement l’incident ponctuel.












