
Le détroit d’Ormuz, difficile à contourner et à sécuriser
Radio-Canada
L'Iran continue de bloquer la quasi-totalité du trafic maritime dans ce goulet d'étranglement où transitent environ 20 % du pétrole et du GNL mondiaux.
L'Iran continue de bloquer la quasi-totalité du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, ce goulet d'étranglement par lequel transitent environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL). Et les voies de contournement sont limitées. Selon les données de Lloyd’s List Intelligence, seulement 15 transits ont été enregistrés dans le détroit entre le 15 et le 17 mars derniers. Environ 90 % de cette activité est liée à l’Iran, que ce soit par l'entremise du commerce ou de la propriété. En comparaison, environ une centaine de bateaux (nouvelle fenêtre) franchissaient le détroit chaque jour avant le début de la guerre. Depuis le 1er mars, l'Organisation maritime internationale (OMI) a recensé (nouvelle fenêtre) 17 incidents contre des navires, dont huit sur des pétroliers. Selon l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), quelque 20 millions de barils de pétrole sont acheminés par le détroit d'Ormuz chaque jour. De plus, environ un cinquième du commerce mondial de GNL y transite aussi, principalement en provenance du Qatar et des Émirats arabes unis. En 2022, environ 82 % du pétrole brut et des condensats qui ont passé par ce détroit étaient destinés à l’Asie (dont l'Inde et le Japon), indique l'EIA.

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