
Le Canada se dit prêt à « contribuer » à la sécurité du détroit d’Ormuz
Radio-Canada
Le premier ministre Mark Carney a signé une déclaration commune en ce sens avec la France, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Japon.
Le Canada joint sa voix à celle de six autres pays qui demandent la fin des attaques de l'Iran contre les infrastructures civiles dans le Golfe, ce qui inclut les navires commerciaux qui circulent dans le détroit d’Ormuz. La déclaration initiale a d’abord été portée par les représentants de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie, de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Japon. Le Canada s’y est ajouté un peu plus tard en après-midi. Les cosignataires s’engagent également à contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit, selon le communiqué publié par le cabinet du premier ministre du Canada, Mark Carney, jeudi. La nature de cette contribution – qu’elle soit logistique, militaire ou financière – n’est pas spécifiée. Nous appelons l’Iran à cesser immédiatement ses menaces, ses opérations de minage, ses attaques de drones et de missiles ainsi que toute autre tentative de bloquer le détroit à la navigation commerciale et à se conformer à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les sept pays demandent un moratoire immédiat et complet sur les attaques contre les infrastructures civiles. Cela inclut entre autres les sites qui servent au transport et au stockage du pétrole et du gaz, qui ont été lourdement touchés dans les pays du Golfe ces derniers jours, ce qui a contribué à la flambée du prix des carburants.

Donald Trump, le président des États-Unis, a beau tempêter : ni les pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ni la Chine n'ont répondu à son appel de déployer des navires, afin de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. En point de presse, le président a présenté sa demande comme un test de loyauté, en affirmant qu'il s'agissait d'une opération mineure pour des pays que les États-Unis aident depuis des années. Aucun n'a répondu présent jusqu'à maintenant, et certains se disent « en réflexion ». Le reportage de notre correspondante Azeb Wolde-Giorghis












