
Le premier ministre hongrois bloque un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine
Radio-Canada
Viktor Orban est le seul dirigeant de l'Union européenne à opposer son veto, ce qui paralyse depuis des mois ce prêt financier crucial pour l'Ukraine.
Visiblement irrités à l'issue du sommet européen à Bruxelles, les dirigeants de l'UE ont dénoncé l'attitude de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros (environ 140 milliards de dollars) à l'Ukraine, sur fond de campagne électorale en Hongrie. Le refus du premier ministre hongrois est un acte flagrant de déloyauté au sein de l'Union européenne, a dit le chancelier allemand Friedrich Merz, convaincu que ce blocage laissera des traces profondes au sein du « Groupe des vingt-sept ». Il n'y a pas de plan B parce que le plan A doit être honoré. Il en va de la crédibilité européenne, a abondé le président français Emmanuel Macron alors que l'UE avait acté ce prêt pour Kiev en décembre dernier. Le prêt est bloqué, car un dirigeant ne tient pas sa parole, a dénoncé à son tour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Or rien n'y a fait : Viktor Orban conditionne le versement de ce prêt à la reprise des livraisons de pétrole russe par un oléoduc qui traverse l'Ukraine et qui a été endommagé par des frappes russes. Orban accuse Zelensky de traîner des pieds pour le remettre en service. Pas de pétrole = pas d'argent, a résumé Orban.

Donald Trump, le président des États-Unis, a beau tempêter : ni les pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ni la Chine n'ont répondu à son appel de déployer des navires, afin de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. En point de presse, le président a présenté sa demande comme un test de loyauté, en affirmant qu'il s'agissait d'une opération mineure pour des pays que les États-Unis aident depuis des années. Aucun n'a répondu présent jusqu'à maintenant, et certains se disent « en réflexion ». Le reportage de notre correspondante Azeb Wolde-Giorghis












