
Le Nouvel An en Iran assombri par la guerre, une raffinerie incendiée au Koweït
Radio-Canada
L'attaque sur la raffinerie koweïtienne Mina Al-Ahmadi a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, selon l'agence officielle koweïtienne.
Les pompiers luttaient vendredi contre un incendie dans une vaste raffinerie au Koweït après des frappes de l'Iran, où la guerre lancée par Israël et les États-Unis il y a trois semaines plonge les célébrations du Nouvel An dans la morosité. Le conflit, qui dure désormais depuis trois semaines, ne montre aucun signe d'apaisement et pèse déjà sur l'activité mondiale, suscitant les craintes d'une crise économique majeure. L'attaque sur la raffinerie koweïtienne Mina Al-Ahmadi, déjà touchée auparavant, a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, selon l'agence officielle koweïtienne. Les Émirats arabes unis ont fait état d'attaques de missiles et de drones, tandis que Bahreïn maîtrisait l'incendie d'un entrepôt. Plus d'une douzaine de drones ont été interceptés et détruits en Arabie saoudite en l'espace de deux heures, d'après le ministre de la Défense. L'armée israélienne, par ailleurs, a annoncé des frappes dans la région de Nour, sur la mer Caspienne (nord de Téhéran). Et, selon l'agence Tasnim citant un responsable de la province d'Hormozgan (sud), au moins 16 cargos ont été entièrement détruits dans des ports iraniens du Golfe.

Donald Trump, le président des États-Unis, a beau tempêter : ni les pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ni la Chine n'ont répondu à son appel de déployer des navires, afin de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. En point de presse, le président a présenté sa demande comme un test de loyauté, en affirmant qu'il s'agissait d'une opération mineure pour des pays que les États-Unis aident depuis des années. Aucun n'a répondu présent jusqu'à maintenant, et certains se disent « en réflexion ». Le reportage de notre correspondante Azeb Wolde-Giorghis












