
Le pétrole en hausse après des attaques de l’Iran contre des sites énergétiques du Golfe
Radio-Canada
Les frappes iraniennes visent désormais des sites de production, en plus du transport et du stockage, dans des pays du Golfe persique.
Le prix du pétrole monte en flèche jeudi, sous le poids des frappes incessantes sur les infrastructures de production des hydrocarbures du Golfe, ravivant les craintes d'une crise économique majeure après bientôt trois semaines de guerre. Le conflit, déclenché par les frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février, semble franchir une étape supplémentaire, visant massivement les sites de production, en plus du stockage et de l'acheminement du pétrole et du gaz. En fin de matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait près de 7 % à 114,64 $ US, peu après avoir grimpé de plus de 10 %. Le gaz européen s'est littéralement envolé (jusqu'à +35 %). Les Bourses européennes évoluaient quant à elle en net repli : Francfort reculait de 2,43 %, tout comme Londres (-2 %) et Milan (-2,34 %). Un drone s'est abattu jeudi matin sur la raffinerie saoudienne de Samref, située dans la zone industrielle de Yanbu, sur les rives de la mer Rouge. L'évaluation des dégâts est en cours, a indiqué le ministère saoudien de la Défense. Dans la nuit, après de premières frappes mercredi, le Qatar a fait état d'une attaque iranienne sur Ras Laffan, son premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL). La compagnie énergétique publique de l'émirat, QatarEnergy, a déploré des dommages considérables.













