
Washington allège ses sanctions contre le pétrole iranien pour faire baisser les cours
Radio-Canada
L'administration Trump veut endiguer la flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient.
Les États-Unis ont autorisé vendredi la vente et la livraison de pétrole et de dérivés de pétrole iraniens qui se trouvait sur des navires avant le 20 mars, et ce, jusqu'au 19 avril, dans l'espoir d'endiguer la flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient. Après l'annonce de cet allègement des sanctions par le service gouvernemental américain chargé des sanctions (OFAC), le secrétaire au Trésor Scott Bessent a expliqué dans un communiqué que son département avait élaboré une autorisation très finement circonscrite, de court terme, qui permet la vente de pétrole iranien actuellement bloqué en mer. Cela ne permet pas de nouveaux achats ni de nouvelle production, a-t-il prévenu. En débloquant temporairement cet approvisionnement, les États-Unis vont rapidement apporter environ 140 millions de barils de pétrole sur le marché mondial, accroître la quantité d'énergie dans le monde et aider à alléger les pressions temporaires sur l'approvisionnement dues à l'Iran, a-t-il poursuivi. Concrètement, nous allons utiliser les barils iraniens contre Téhéran pour maintenir les cours [des hydrocarbures, NDLR] bas, tandis que nous continuons l'opération Furie épique, nom de l'offensive militaire israélo-américaine lancée le 28 février contre l'Iran.

Donald Trump, le président des États-Unis, a beau tempêter : ni les pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ni la Chine n'ont répondu à son appel de déployer des navires, afin de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. En point de presse, le président a présenté sa demande comme un test de loyauté, en affirmant qu'il s'agissait d'une opération mineure pour des pays que les États-Unis aident depuis des années. Aucun n'a répondu présent jusqu'à maintenant, et certains se disent « en réflexion ». Le reportage de notre correspondante Azeb Wolde-Giorghis












