
La guerre au Moyen-Orient risque d’impacter votre panier d’épicerie, selon un expert
TVA Nouvelles
La fièvre qui a affecté les prix du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient risque d’avoir pour effet des hausses reliées au transport des produits alimentaires et, par ricochet, aux coûts du panier d’épicerie, croit un expert.
« Si on augmente la valeur du baril de pétrole, c’est sûr qu’on est pénalisé davantage à l’épicerie », a indiqué Sylvain Charlebois, professeur invité à l’Université McGill, jeudi à l’émission À vos affaires sur les ondes de LCN, précisant que le prix du pétrole a augmenté de 43 % en deux mois.
« On transporte beaucoup d’aliments partout et les catégories qui vont être affectées le plus évidemment, ce sont les viandes, les produits laitiers et certainement les produits maraîchers, légumes et fruits », a relevé M. Charlebois.
Advenant que la guerre contre l’Iran se termine en quatre semaines, comme avancé par le président Donald Trump, le spécialiste de l’industrie agroalimentaire s’attend à voir les impacts sur les prix à l’épicerie d’ici un à trois mois.
« Maintenant si le conflit dure pour plus de cinq semaines, on va voir encore un impact dans un à trois mois, mais l’impact pourrait être encore plus long, pouvant nous ramener peut-être à la fin de l’année 2026 », a-t-il étayé son propos.
La guerre contre l’Iran ne manquera pas également de perturber la chaîne d’approvisionnement agricole, notamment les intrants comme les engrais chimiques dont 30 % transitent par le détroit d’Ormuz.
« C’est certain qu’on s’attend à des retards et c’est pour ça que la Maison-Blanche travaille sur des plans pour escorter justement les navires cargos à travers le détroit pour qu’on puisse avoir accès à ces engrais-là », a mentionné M. Charlebois.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour, en raison du blocage du détroit d’Ormuz, soit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en or noir de l’histoire, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport.












