
La Chine ne « s’arrêtera pas » si elle s’empare de Taïwan, prévient le président taïwanais
Radio-Canada
« Si Taïwan était annexée par la Chine, les ambitions expansionnistes de la Chine ne s'arrêteraient pas là », prévient le président taïwanais Lai Ching-te.
Le président taïwanais Lai Ching-te avertit dans un entretien à l'AFP que des pays d'Asie pourraient être les prochaines cibles de la Chine si Pékin s'emparait de l'île, tout en soulignant que Taïwan doit nettement renforcer ses propres défenses. Si la Chine prenait Taïwan, Pékin deviendrait plus agressif, compromettrait la paix et la stabilité dans la région indopacifique ainsi que l'ordre international fondé sur des règles, souligne le dirigeant taïwanais. Si Taïwan était annexée par la Chine, les ambitions expansionnistes de la Chine ne s'arrêteraient pas là, ajoute-t-il dans cette interview réalisée mardi à Taipei, la première à une agence internationale depuis son entrée en fonctions en mai 2024. Les prochains pays menacés seraient le Japon, les Philippines et d'autres dans la région indopacifique, avec des répercussions qui se feraient sentir jusqu'aux Amériques et en Europe, déclare-t-il. La Chine considère Taïwan, une démocratie qui est aussi un centre clé de fabrication de semi-conducteurs, comme partie intégrante de son territoire et n'a pas exclu le recours à la force pour la récupérer.

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