
Harcèlement locatif: femmes et aînés victimes de pressions pour quitter leur logement à Trois-Rivières
TVA Nouvelles
C’est la période de l’année où plusieurs locataires doivent renouveler leur bail. En Mauricie, l’organisme InfoLogis dit recevoir de plus en plus d’appels liés à du harcèlement ou à des pressions pour quitter un logement. Une réalité qui touche particulièrement les femmes et les aînés.
Diane Vermette est âgée de 76 ans. Voilà 25 ans qu’elle habite dans le même 5 et demi à Trois-Rivières.
Récemment, des acheteurs qui seraient de Montréal lui auraient demandé de quitter ce qu’elle appelle son havre de paix.
« On m’a expliqué de long en large à quel point je devrais déménager à cause des travaux, que ça serait agaçant pour moi. J’ai dit non, je ne pars pas », a affirmé Diane Vermette.
La dame soutient que ses voisins se seraient fait offrir jusqu’à 5000 $ pour les inciter à partir.
« Quelqu’un qui n’a pas beaucoup de moyens ça peut être tentant, mais une fois sortie de là, le 5000, après ça peut partir vite avec le prix des loyers actuels. »
De son côté, elle craint de subir des moyens de pression malgré son refus.
« Je suis stressée, j’ai mal au ventre. Vu que ça fait 25 ans que j’y habite mon loyer n’est pas cher comparé à ce qu’il y a autour. C’est incomparable. Si je pars je ne peux pas me reloger ailleurs avec les mêmes conditions : un 5 et demi avec stationnement au centre-ville. Je n’ai pas les moyens de déménager. J’ai travaillé dans le communautaire, je n’ai pas un gros revenu. En ce moment je paye mon appartement en dessous du loyer médian, c’est en bas de 835 $ », a-t-elle partagé.
Madame Vermette est loin d’être la seule dans ce type de situation.













