
Entre Basques et Bretons, un même combat pour la survie de leur langue
Radio-Canada
En France, la vigueur des langues régionales, comme le basque et le breton, fluctue au gré des efforts de bénévoles et des obstacles de l'État français.
En France, les langues régionales comme le corse, le basque et le breton se parlent depuis bien longtemps, mais leur vigueur fluctue au gré des efforts et des obstacles dressés par l'État français. Il s'agit d'une journée comme les autres au collège Diwan du Relecq-Kerhuon, une commune située dans la région de Brest, en Bretagne, un établissement où tous les cours sont donnés en breton. Jérôme Lafond donne son cours d’histoire, axé sur les camps de concentration de la Deuxième Guerre mondiale. Même si on tend bien l’oreille, il est difficile de comprendre grand-chose, à moins d’être né dans la région. Et pour cause : la langue bretonne peut paraître incompréhensible. Or, pour Jérôme Lafond, le parler est une question presque militante. C'est la langue que j'utilise le plus dans la semaine, donc je pense en breton et je rêve en breton aussi souvent, comme beaucoup d'élèves. Parmi les élèves, il y a Sacha Grimaldi, 15 ans, pour qui le breton est comme une seconde nature. Il le pratique depuis la maternelle, même si ses parents ne sont pas bretonnants.

À l'approche du deuxième et dernier tour des élections municipales dimanche en France, les yeux sont rivés sur Marseille. La deuxième plus grande ville de France pourrait élire le Rassemblement national pour la première fois de son histoire, alors que le maire sortant est au coude-à-coude avec le candidat de la droite du RN. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












