
Des millions d’Ukrainiens toujours privés de courant après des frappes russes
Radio-Canada
L'Ukraine, notamment sa capitale Kiev, était largement privée d'électricité et d'eau jeudi, au lendemain de nouvelles frappes russes massives qui ont spécifiquement visé les infrastructures énergétiques, une stratégie qualifiée de « crimes de guerre » par les alliés occidentaux au moment où l'hiver s'installe.
Neuf mois jour pour jour après le début de l'invasion russe, des millions d'Ukrainiens ont passé la journée sans courant et dans le froid.
À Kiev, frappée par une pluie glaciale qui tombait sur la neige et des températures proches de zéro, environ 70 % de la population restait privée d'électricité, tandis que l'approvisionnement en eau a été rétabli, selon la mairie.
De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé que les bombardements russes n'avaient pas pris pour cible la capitale, accusant la défense antiaérienne ukrainienne d'avoir été responsable des dommages à Kiev.
Le reste de l'Ukraine était également largement affecté par les coupures, mais la reconnexion des infrastructures critiques au réseau se poursuivait graduellement.
À Kharkiv, la deuxième ville du pays, non loin la frontière avec la Russie, l'approvisionnement a été rétabli après un travail très difficile, a dit son maire Igor Terekhov.
Les bombardements russes se poursuivaient également, faisant quatre morts et dix blessés à Kherson (sud), d'où les troupes de Moscou se sont retirées il y a deux semaines, et six morts et 30 blessés à Vychgorod, près de Kiev.
Ce ciblage systématique de la population à l'approche de l'hiver traduit une volonté claire de la Russie de faire souffrir le peuple ukrainien, de le priver d'eau, de chauffage et d'électricité pour saper sa résilience, a déclaré la diplomatie française. Ces actes constituent à l'évidence des crimes de guerre.
Intervenant par visioconférence devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé pour sa part mercredi un crime de guerre.

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