
Changements climatiques: de bonnes nouvelles pour les producteurs de sirop d’érable
TVA Nouvelles
Le réchauffement climatique pourrait réduire la production de « sirop de bourgeon » fait à partir de sève d’érable de moins bonne qualité, révèle une étude de l’Université Laval.
« On parle souvent des changements climatiques sous un angle négatif, mais en matière de sirop d’érable au Québec, ils pourraient avoir un effet plutôt positif », souligne la microbiologiste Marie Filteau, professeure à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval.
Ce phénomène touche particulièrement le sirop de bourgeon, un produit de fin de saison. Contrairement au sirop doré, très prisé sur les marchés national et international, comme Le Journal le rapportait vendredi, le sirop de bourgeon manque de finesse aromatique et est beaucoup moins recherché.
Résultat : il se vend presque deux fois moins cher, soit 1,85 $ la livre, alors que le sirop doré atteint 3,40 $ la livre.
L’équipe de la professeure Filteau a élaboré trois scénarios à partir des projections d’experts en climat, afin de prédire l’évolution de l’industrie.
« Dans les trois cas, on diminue la période de production de sirop de bourgeon », résume-t-elle.
Dans le premier scénario, tous les efforts sont mis pour atteindre la carboneutralité en 2075. Dans le second, on privilégie le statu quo jusqu’en 2050. Le troisième s’appuie sur des émissions multipliées par trois dans les 50 prochaines années.
S’il fait plus chaud, on récolte plus tôt, et on pourra éviter de se rendre jusqu’au point de virage de la sève. Ce phénomène se produit lors de l’éclosion des feuilles et donne un goût désagréable au sirop.
Cela constitue une bonne nouvelle pour les acériculteurs québécois qui produisent la part du lion du sirop d’érable mondial.













