Éthiopie : les rebelles du Tigré prêts à des pourparlers menés par l’UA
Radio-Canada
Les rebelles éthiopiens du Tigré ont annoncé dimanche qu'ils étaient prêts à participer à des pourparlers de paix sous l'égide de l'Union africaine (UA), destinés à mettre fin à près de deux ans de conflit armé dans cette région du nord de l'Éthiopie.
Cette annonce a été saluée par l'UA comme une occasion unique.
Le gouvernement du Tigré est prêt à participer à un processus de paix robuste sous les auspices de l'Union africaine, indique un communiqué des autorités de la région rebelle.
En outre, nous sommes prêts à respecter une cessation des hostilités immédiate et mutuellement acceptée, afin de créer une atmosphère propice, ont-elles ajouté.
Cette décision survient alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour trouver une solution pacifique au conflit, après que la reprise des combats le mois dernier a brisé une trêve établie en mars.
Le gouvernement éthiopien insistait depuis longtemps sur le fait que tout processus de paix devait être négocié sous l'égide de l'UA, dont le siège est à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.
Mais le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) avait jusqu'alors toujours rejeté la médiation de l'envoyé spécial de l'UA dans la Corne de l'Afrique, l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, dénonçant sa proximité avec le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.
Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a salué une opportunité unique de mettre fin à près de deux ans de guerre, et appelé les deux parties à œuvrer urgemment à la mise en place d'un cessez-le-feu, à s'engager dans des négociations directes, dans le cadre d'un processus sous l'égide de l'UA, incluant des partenaires internationaux mutuellement agréés.
Sur Twitter, le ministre d'État éthiopien pour la paix, Taye Dendea, a qualifié l'annonce du TPLF d'évolution positive, tout en insistant sur le fait que les soi-disant TDF [forces de défense du Tigré] doivent être désarmées avant le début des pourparlers de paix.

À l'approche du deuxième et dernier tour des élections municipales dimanche en France, les yeux sont rivés sur Marseille. La deuxième plus grande ville de France pourrait élire le Rassemblement national pour la première fois de son histoire, alors que le maire sortant est au coude-à-coude avec le candidat de la droite du RN. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












