
«Il faut se revirer de bord»: les producteurs agricoles touchés par le conflit au Moyen-Orient
TVA Nouvelles
Les producteurs agricoles québécois feront face à de nombreuses incertitudes dans les semaines à venir. Le conflit au Moyen-Orient menace de bouleverser l’approvisionnement en engrais.
• À lire aussi : EN DIRECT | 8e jour de la guerre au Moyen-Orient : plus de 450 000 déplacés recensés au Liban
• À lire aussi : Coincés au Moyen-Orient : des milliers de Canadiens demandent l’aide d’Ottawa pour fuir la région
• À lire aussi : Iran : une guerre lointaine qui fait mal au portefeuille
Un tiers de la production mondiale d’engrais transite par le détroit d’Ormuz, devenu le point central de l’actualité depuis la semaine dernière. Les bombardements rendent actuellement impossible le passage des navires, alors que 35 % des exportations d’urée empruntent cette route maritime.
L’approvisionnement en soufre, composant essentiel des engrais, est également paralysé, puisque 45 % des exportations passent par cette voie bloquée. Le prix des fertilisants grimpe donc rapidement.
L’urée illustre parfaitement cette flambée : vendue 455 $ US la tonne début février, elle atteignait 583 $ US la tonne jeudi.
Certains producteurs de grains, au Québec, ont l’impression de revivre le même scénario qu’au début de la guerre en Ukraine il y a quatre ans.
« Il faut se revirer de bord. Il faudrait le faire rapidement [parce que] le contexte international est tellement imprévisible », explique le président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, Jérémie Letellier en entrevue au TVA Nouvelles. « On n’a aucune idée de [...] ce qui va se passer au cours des prochains jours [ou des] prochaines semaines. »













