
«Corps de rêve»: les athlètes olympiques en ont assez d’être traités comme des objets sur les réseaux sociaux
TVA Nouvelles
Depuis l’ouverture des Jeux olympiques, les athlètes du monde entier font l’objet de nombreux commentaires sur leur apparence physique via les réseaux sociaux. Ces publications créent une pression corporelle chez les olympiens et donnent un mauvais exemple aux futurs athlètes concernant l’image de soi.
« Donnez-moi son programme pour avoir ses fesses » ou « Elle a un corps de rêve ». Voilà le type de commentaires qui circulent et qui peuvent facilement perturber les athlètes, selon l’ex-athlète paralympique canadienne de ski Frédérique Turgeon, interrogée par l’Agence QMI.
« J’ai vu beaucoup de commentaires de ce genre : “son corps est parfait”. Je trouve que ça peut vraiment basculer vers l’objectification d’un corps alors qu’on devrait plutôt voir à quel point le corps est un outil pour ces athlètes », explique celle qui a terminé 9e au slalom à Pyeongchang en 2018.
Ayant elle-même reçu ce type de commentaires, elle affirme que même les remarques « les plus banales » marquent durablement et peuvent refaire surface plusieurs mois plus tard.
Pour Alexia de Mecar, nutritionniste spécialisée en sport et performance, il faut absolument démystifier le lien entre le corps et la performance.
« En réalité, le corps d’un athlète ne représente qu’une infime partie de ce qui lui permet d’obtenir les résultats souhaités », explique-t-elle, précisant que la génétique peut par exemple jouer un rôle déterminant.
Avec les réseaux sociaux, certains athlètes deviennent des modèles d’image corporel positive.
La joueuse de rugby américaine Ilona Maher, qui a brillé aux derniers Jeux olympiques d’été est l’une de celle-là selon Alexia. Elle démontre sur TikTok qu’il n’existe pas une seule silhouette compatible avec la performance à ses 4 millions d’abonnés.
« C’est simplement un corps normal de femme », a-t-elle répondu dans une vidéo où un internaute l’accusait d’être enceinte, le 11 janvier dernier.

Les témoignages se multiplient : enseignants bousculés, menaces proférées, crises incontrôlées, climat d’insécurité qui s’installe insidieusement. Ce que plusieurs constatent sur le terrain n’est ni exagéré ni anecdotique : la violence à l’école est devenue un enjeu structurel dont les conséquences dépassent largement l’incident ponctuel.












