
Washington allège ses sanctions contre le pétrole iranien pour faire baisser les cours
TVA Nouvelles
Les États-Unis ont autorisé vendredi la vente et la livraison de pétrole et dérivés de pétrole iranien se trouvant sur des navires avant le 20 mars, et ce jusqu’au 19 avril, dans l’espoir d’endiguer la flambée des prix de l’énergie due à la guerre au Moyen-Orient.
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Après l’annonce de cet allègement des sanctions par le service gouvernemental américain chargé des sanctions (OFAC), le ministre des Finances Scott Bessent a expliqué dans un communiqué que le Trésor avait élaboré « une autorisation très finement circonscrite, de courts termes, permettant la vente de pétrole iranien actuellement bloqué en mer ».
Cela « ne permet pas de nouveaux achats ou production », a-t-il prévenu.
« En débloquant temporairement cet approvisionnement, les États-Unis vont rapidement apporter environ 140 millions de barils de pétrole sur le marché mondial, accroître la quantité d’énergie dans le monde et aider à alléger les pressions temporaires sur l’approvisionnement dues à l’Iran », a-t-il poursuivi.
« Concrètement, nous allons utiliser les barils iraniens contre Téhéran pour maintenir les cours (des hydrocarbures, NDLR) bas tandis que nous continuons l’Operation Epic Fury », nom de l’offensive militaire israélo-américaine lancée le 28 février contre l’Iran.
M. Bessent avait indiqué jeudi que les États-Unis envisageaient d’assouplir les sanctions contre l’Iran, pour permettre ces transactions. Il avait précisé que cette détente s’appliquerait uniquement au pétrole iranien déjà stocké en mer sur des navires.
Toutefois, Téhéran a affirmé vendredi ne disposer d’aucun surplus de pétrole brut en mer.













