
Sous pression de Washington, la présidente du Venezuela poursuit l'épuration dans l'armée
TVA Nouvelles
Remplacements à la tête du ministère de la Défense, du commandement de l’armée et des régions militaires, ainsi que dans les services de renseignement : moins de trois mois après la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis, la présidente par intérim, sous pression de Washington, a réussi la gageure d’épurer l’armée, un pilier du pouvoir, tout en évitant un coup d’État.
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Sans doute pour se prémunir d’un putsch, Mme Delcy Rodriguez avait commencé par des changements mineurs avant de prendre de plus en fermement en main les rênes du pouvoir.
Elle a depuis remanié le gouvernement, 14 ministres ayant au total perdu leur portefeuille, supprimé des agences ou programmes créés par Nicolas Maduro et écarté le procureur général.
Cette semaine, elle a notamment destitué Vladimir Padrino, qui était ministre de la Défense depuis 12 ans, pour le remplacer par le général Gustavo Gonzalez Lopez, qui a auparavant dirigé les deux agences de renseignement, des piliers de la répression politique, accusées de tortures.
Cette nomination n’a été possible qu’avec l’aval de Washington, s’accordent à dire des sources militaires et politiques consultées par l’AFP.
Donald Trump répète à l’envi qu’il est aux commandes du Venezuela, après 27 années de doctrine socialiste et le soutien de conseillers russes ou cubains sous l’impulsion du défunt président Hugo Chavez (1999-2013).
Gustavo Gonzalez Lopez est « l’homme des États-Unis au sein des forces armées », a déclaré à l’AFP Sebastiana Barraez, une journaliste spécialisée dans les questions militaires. « C’est un homme pragmatique, qui n’est pas idéologiquement engagé à gauche. C’est la fin d’une époque marquée par l’idéologisation », a-t-elle ajouté.

Un nombre « record » de capacités solaires et éoliennes ont été installées dans le monde en 2025, représentant l’équivalent de plus d’un septième de la production mondiale de gaz, a rapporté le groupe de réflexion Ember, estimant que les renouvelables « atténuaient l’impact de la crise » énergétique.












