
L'Allemagne veut criminaliser les «deepfakes» à caractère sexuel
TVA Nouvelles
Le gouvernement allemand veut criminaliser la création et la diffusion d’images et vidéos générées par intelligence artificielle (deepfakes) à caractère sexuel et contraindre les plateformes à agir, en pleine offensive européenne sur la question.
En Allemagne, le sujet des deepfakes a été mis à la Une par l’actrice et animatrice de télévision Collien Fernandes, qui accuse publiquement jeudi son ex-mari Christian Ulmen, acteur lui aussi, d’avoir diffusé sur Internet de fausses vidéos d’elle à caractère pornographique.
De tels actes seront à l’avenir « explicitement » passibles de poursuites pénales grâce à une nouvelle loi, a assuré la ministre allemande de la Justice, Stefanie Hubig, auprès de l’hebdomadaire Spiegel vendredi.
Au-delà d’images pornographiques, la ministre souhaite viser l’ensemble des faux contenus « qui portent atteinte aux droits de la personne ».
« Certains de ces clichés servent à blesser des personnes. D’autres ont pour but de diffamer les victimes ou de répandre des mensonges. Nous ne l’accepterons pas », a déclaré la ministre social-démocrate.
Les réseaux sociaux sont de plus en plus inondés par des vidéos hyperréalistes truquées de personnalités politiques et de célébrités.
Mercredi, les eurodéputés ont adopté en commission un texte pour bannir les services d’intelligence artificielle permettant de dénuder des personnes sans leur consentement.
Depuis quelques mois, l’indignation grandit contre le réseau social X et son outil Grok, qui permet aux utilisateurs de déshabiller des personnes à partir d’images, et une enquête européenne a été ouverte.
Stefanie Hubig a souligné la responsabilité des plateformes américaines et la nécessité de les réguler, un sujet épineux entre Washington et Bruxelles depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Un nombre « record » de capacités solaires et éoliennes ont été installées dans le monde en 2025, représentant l’équivalent de plus d’un septième de la production mondiale de gaz, a rapporté le groupe de réflexion Ember, estimant que les renouvelables « atténuaient l’impact de la crise » énergétique.












