
Victime d'une crise cardiaque, un prisonnier politique cubain interrompt sa grève de la faim après 48 jours
TVA Nouvelles
Le dissident cubain incarcéré Roilan Alvarez Rensoler a décidé jeudi de mettre fin à sa grève de la faim de 48 jours après avoir été victime d’une crise cardiaque, a indiqué sa sœur à l’AFP.
Le prisonnier politique de 40 ans s’était déclaré en grève de la faim le 31 janvier. Il avait été emprisonné pour avoir collé des affiches antigouvernementales et endommagé un portrait de Fidel Castro, mort en 2016.
Il est poursuivi pour propagande contre le gouvernement communiste.
Ce jeudi, « il a décidé de suspendre (sa) grève de la faim et a commencé à ingérer des liquides après l’infarctus (...), mais son état de santé est très délicat », a déclaré sa sœur Arianna Álvarez Rensoler.
L’ONG Justicia11J, dont le siège se situe hors de l’île, avait exprimé sur X son « inquiétude » après avoir « été informée que le prisonnier politique Roilan Alvarez Rensoler, en grève de la faim depuis 48 jours, (avait) été victime d’une crise cardiaque et (avait) dû être réanimé ».
Membre des mouvement dissidents Union patriotique de Cuba (Unpacu) et Cuba Decide, le militant avait déjà été arrêté à Santiago de Cuba (est). Il y a purgé un an de prison pour « outrage à l’autorité ».
La grève de la faim est une forme de protestation régulièrement utilisée par les dissidents cubains emprisonnés.
L’opposant Guillermo « Coco » Fariñas a mené 25 grèves de la faim entre 1995 et 2016, la dernière ayant duré 54 jours. Deux autres dissidents ayant cessé de s’alimenter sont morts : Orlando Zapata, décédé en 2010 après 86 jours, et Wilmar Villar, mort en 2012 après 50 jours.
La Commission interaméricaine des droits humains, basée au Costa Rica, a exhorté mercredi le gouvernement cubain à « libérer immédiatement Roilan Alvarez Rensoler et toutes les personnes détenues pour raisons politiques ».

Un nombre « record » de capacités solaires et éoliennes ont été installées dans le monde en 2025, représentant l’équivalent de plus d’un septième de la production mondiale de gaz, a rapporté le groupe de réflexion Ember, estimant que les renouvelables « atténuaient l’impact de la crise » énergétique.












