
Un «a» manquant l’empêche de voyager
TVA Nouvelles
Une immigrante d’origine française ne peut plus voyager parce que la bureaucratie canadienne est incapable depuis un an de corriger une erreur en ajoutant une lettre à son troisième prénom, qu’elle n’utilise pas.
À l’automne 2020, la femme de 41 ans a fait ses démarches pour renouveler sa carte de résidente permanente (RP) avant qu’elle n’expire.
En remplissant le formulaire, Delphine Pacaud a constaté qu’il y avait une erreur sur sa carte. Il était indiqué « Christine » comme troisième prénom, alors que sur ses autres documents légaux, il est inscrit « Christiane »
Mme Pacaud regrette désormais d’avoir voulu faire cette correction banale en toute bonne foi, en prévision d’une future demande de citoyenneté canadienne. Surtout pour un prénom secondaire inscrit sur son passeport.
Car si son conjoint et ses deux enfants ont tous obtenu leur nouveau document valide en décembre dernier, Delphine Pacaud attend toujours, coincée dans la machine du gouvernement fédéral.
« J’ai fait ma demande au début du mois d’octobre 2020. J’ai écrit Christiane comme sur mon passeport, sans regarder ma confirmation de résidente permanente. Trois semaines après, toute la famille a reçu sa nouvelle carte, mais moi toujours rien », explique la femme qui vit au Québec depuis maintenant cinq ans.
Entre Christine et Christiane, il n’y a qu’une lettre de différence, mais aucun fonctionnaire n’a pu trouver de solution après un an.
En fait, la travailleuse pourrait quand même quitter le pays pour visiter ses proches en Europe, mais elle pourrait ne pas pouvoir revenir puisque sa carte est échue.
Cette carte RP est nécessaire pour revenir au Canada par l’entremise d’un transporteur commercial comme un avion, un train, un bateau ou un autobus.

Son éthylomètre l’empêche de mettre de la musique dans sa voiture et de rouler les fenêtres baissées
Un automobiliste reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies il y a quelques années déplore les contraintes que lui impose son éthylomètre et les amendes qu’il doit payer en raison du fonctionnement de l’appareil.

Chaque année, au moment du budget, on entend les mêmes mots : « responsable », « ciblé », « équilibré ». Cette année ne fait pas exception. Pourtant, quand on travaille dans le réseau public de santé, ou quand on y reçoit des soins, on sait que les mots ne suffisent plus. Ce qu’il faut, ce sont des gestes forts, des décisions courageuses, des investissements qui changent réellement la vie des gens. Et encore une fois, ce rendez‐vous n’a pas été pleinement saisi.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.










