
«Depuis trois semaines, je les vois physiquement maigrir»: des Montréalais ont besoin de l’aide alimentaire plus que jamais
TVA Nouvelles
Une Montréalaise de 69 ans, qui compte sur l’aide de son centre communautaire pour se nourrir chaque semaine, craint la perte de ce service qui lui est essentiel, mais qui coûte de plus en plus cher à l’organisme.
« Quand je viens [au centre], je vois des familles qui n’arrivent pas à manger, les enfants qui ont faim, et je me dis qu’il y a quelque chose qui ne marche pas dans la province de Québec », s’inquiète Mme Gauthier, une femme de 69 ans qui a préféré ne pas donner son prénom en raison de sa précarité.
Après le décès de son conjoint, il y a deux ans, la femme est tombée dans la précarité, puis dans la solitude.
C’est aussi pour lutter contre cette détresse qu’elle se rend plusieurs fois par semaine dans les locaux de la rue Fullum, explique Mme Gauthier. Elle estime qu’elle ne serait plus en vie sans l’aide de l’organisme.
Mardi matin, celle qui a travaillé toute sa vie comme préposée aux bénéficiaires s’est présentée aux locaux de l’organisme Chez Émilie pour déjeuner. Pas moins de 23 personnes étaient aussi présentes, espérant profiter d’un moment de répit.
Avec l’indice des prix à la consommation qui a bondi de 3,2 % en 2025, le garde-manger et les congélateurs se vident plus vite qu’ils ne se remplissent.
« Ça nous coûte plus cher », déplore la directrice générale, Isabelle Noyon, forte de 17 d’expérience dans le communautaire.

Chaque année, au moment du budget, on entend les mêmes mots : « responsable », « ciblé », « équilibré ». Cette année ne fait pas exception. Pourtant, quand on travaille dans le réseau public de santé, ou quand on y reçoit des soins, on sait que les mots ne suffisent plus. Ce qu’il faut, ce sont des gestes forts, des décisions courageuses, des investissements qui changent réellement la vie des gens. Et encore une fois, ce rendez‐vous n’a pas été pleinement saisi.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.

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