
Survie de la langue française au Québec: l’amour ne suffira pas!
TVA Nouvelles
Le plus récent rapport de l’Organisation internationale de la Francophonie nous rappelle que nous sommes à un tournant stratégique de notre histoire.
Aujourd’hui, 396 millions de personnes parlent français dans le monde, gagnant même une place pour atteindre le 4e rang des langues les plus parlées. Mais l’avenir du français dépendra aussi des investissements en Afrique, notamment en éducation, là où se joue la plus forte croissance du nombre de francophones.
La survie d’une langue passe désormais par sa capacité à exister dans le numérique et dans les outils d’intelligence artificielle. Seulement 3,5 % des contenus en ligne sont en français contre 24 % en anglais. C’est un déséquilibre immense qui influence ce que l’on voit, ce que l’on entend, ce que l’on consomme, et même la langue dans laquelle les jeunes choisissent de socialiser.
Les grandes plateformes numériques, dominées par les GAFAM, amplifient ce déséquilibre. Elles façonnent les usages, orientent les choix, invisibilisent notre langue française. Sans investissements majeurs, sans production soutenue, sans stratégies de mise en valeur, le français perd du terrain.
La découvrabilité des contenus francophones au Québec devient un enjeu décisif. Mais une autre réalité demeure. Ottawa investit des milliards dans ses politiques linguistiques, dont une part importante vient consolider l’anglais au Québec. On finance, à même nos impôts, le recul de notre propre langue. Le Canada investit 100 millions de dollars par année pour angliciser le Québec.
Alors oui, nous sommes à un tournant mondial. Mais nous sommes aussi à un tournant historique au Québec pour toutes ces raisons. La mouture actuelle de la Charte de la langue française du Québec ne peut, à elle seule, assurer notre avenir. Elle doit s’appuyer sur une volonté collective et sur des gestes concrets.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.











