
Procès des attentats du 13 novembre : lorsque que les mots apaisent la souffrance
Radio-Canada
Au départ, Stéphane de Bourgies ne voulait pas aller au palais de justice.
J’ai dit non, ça ne sert à rien, et mes enfants disaient pareil : "on n’a pas envie d’y aller".
Ce sont finalement les témoignages d’amis qui étaient avec sa femme, Véronique, le soir de son assassinat au restaurant La Belle Équipe, qui l’ont poussé à se rendre dans la salle d’audiences consacrée aux attentats du 13 novembre 2015.
En arrivant dans la salle moderne, créée à même le vieux palais de justice sur l’Île-de-la-Cité, Stéphane de Bourgies a alors compris l’ampleur de la chose.
J'ai été en larmes à chaque témoignage que j'écoutais, dit-il, et en fait, j'ai réalisé une chose, c'est que ça, c'est vachement important.
Depuis six ans, je vis avec mon histoire que j'ai apprivoisée à ma manière. Et là, pour la première fois en six ans, j'écoutais les mots de gens qui ont souffert eux aussi.
Puis sa fille Mélissa a elle aussi finalement décidé de témoigner.

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