
Prenons les milliards du 3e lien pour investir en santé et en éducation
TVA Nouvelles
De six à dix milliards de dollars : c’est le montant estimé pour la construction du troisième lien entre Québec et Lévis. Et à combien d’automobilistes profitera ce futur troisième lien ? Un million de personnes au maximum ? Pourquoi ne pas utiliser cette somme pour investir dans notre système de santé ?
Pourquoi ne pas plutôt construire de nouveaux hôpitaux ? Acquérir de nouveaux appareils ? Améliorer les conditions de travail des employés du réseau ?
Et si l’on utilisait cette somme pour investir dans notre système d’éducation ? Construire de nouvelles écoles ? Acquérir des équipements technologiques ? Améliorer les conditions de travail des employés du réseau ?
Si l’on consacrait cet argent à nos systèmes de santé et d’éducation plutôt qu’au troisième lien, combien de personnes en profiteraient ?
Je comprends que les ponts entre Québec et Lévis sont désuets et devront être remplacés un jour (je dis bien un jour), mais il me semble qu’il y a des choses beaucoup plus urgentes à régler au Québec, avant de construire ce fameux troisième lien.
On manque de personnel dans les hôpitaux. On manque de personnel dans les écoles. Nos immeubles sont désuets. La technologie prend de plus en plus de place dans notre vie quotidienne, mais les écoles ont de la difficulté à s’adapter par manque de financement.
La pandémie a mis à mal tout le système de santé et d’éducation. Il me semble que c’est le bon moment pour revenir sur cette décision de construire un troisième lien, pour se servir de ces milliards pour réparer les pots cassés.
De nouveaux hôpitaux, de nouvelles écoles, des infrastructures informatiques dernier cri, de nouveaux systèmes d’aération dans les écoles et j’en passe !
Je suis convaincu que d’investir entre six et dix milliards de dollars dans nos réseaux de santé et d’éducation serait bien mieux accueilli que de construire un tunnel entre Québec et Lévis.

Son éthylomètre l’empêche de mettre de la musique dans sa voiture et de rouler les fenêtres baissées
Un automobiliste reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies il y a quelques années déplore les contraintes que lui impose son éthylomètre et les amendes qu’il doit payer en raison du fonctionnement de l’appareil.

Chaque année, au moment du budget, on entend les mêmes mots : « responsable », « ciblé », « équilibré ». Cette année ne fait pas exception. Pourtant, quand on travaille dans le réseau public de santé, ou quand on y reçoit des soins, on sait que les mots ne suffisent plus. Ce qu’il faut, ce sont des gestes forts, des décisions courageuses, des investissements qui changent réellement la vie des gens. Et encore une fois, ce rendez‐vous n’a pas été pleinement saisi.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.

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