La Russie veut rapidement un accord avec l’Ukraine, Kiev exige un cessez-le-feu
Radio-Canada
Cinq jours après l’arrivée des chars et des soldats russes en Ukraine, la Russie a manifesté son souhait de parvenir à un accord « le plus tôt possible » alors que s’amorcent les négociations avec l’Ukraine. La présidence ukrainienne, elle, demande un cessez-le-feu « immédiat » et le retrait des troupes russes.
C’est ce que rapportait l’agence Interfax, citée par Reuters, lundi matin. Les délégations des deux États belligérants ont convenu de se rencontrer vers midi, heure locale, selon les dires de Vladimir Medinsky, le négociateur russe.
Nous nous sommes entendus pour arriver à un accord, mais il doit être dans l’intérêt des deux parties, a-t-il dit à la télévision russe.
Cette première série de pourparlers se déroulera dans la région de la rivière Pripiat, près de Tchernobyl, à la frontière du Bélarus, vers midi.
Cette première série de pourparlers se déroulera près de la frontière entre l’Ukraine et le Bélarus. Je ne crois pas trop à un résultat, a lancé dimanche le président ukrainien Zelensky, mais il faut qu'on essaie.
La communauté internationale sera saisie du dossier ukrainien lundi après-midi lors d’une assemblée générale des Nations unies pour débattre d’une résolution condamnant la campagne militaire russe en Ukraine.
Le Conseil des droits de l’homme tiendra lui aussi un débat urgent sur l’invasion. En plus des instances onusiennes, les puissances occidentales discuteront elles aussi de la suite des prochaines étapes dans la gestion de la guerre en Ukraine et de la Russie.
Malgré les représailles diplomatiques et économiques qui se sont multipliées, la Russie ne serait peut-être pas au bout de ses peines, car les pays du G7 ont prévenu dimanche qu’ils prendraient d’autres mesures s’ajoutant aux sanctions déjà annoncées si la Russie ne cessait pas ses opérations militaires.
Le président américain Joe Biden s’entretiendra quant à lui avec ses partenaires lundi pour coordonner une réponse unie à l’invasion, a indiqué la Maison-Blanche par voie de communiqué.

À l'approche du deuxième et dernier tour des élections municipales dimanche en France, les yeux sont rivés sur Marseille. La deuxième plus grande ville de France pourrait élire le Rassemblement national pour la première fois de son histoire, alors que le maire sortant est au coude-à-coude avec le candidat de la droite du RN. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












