La France, meurtrie, en situation délicate sur la scène internationale
Radio-Canada
En optant pour une crise frontale avec les États-Unis après la perte d'un mégacontrat de sous-marins, la France fait un pari risqué, avec des alliés européens peu pressés de la soutenir et guère d'options à sa disposition.
Quand on entre dans une crise de ce type, il faut savoir par quelle porte on pourra en sortir.
Pour marquer sa colère, la France a rappelé son ambassadeur aux États-Unis, un acte sans précédent vis-à-vis de cet allié historique, de même que celui en Australie, pays à l'origine de la crise.
Il faudra bien qu'ils retournent à leur poste, surtout l'ambassadeur à Washington. Or, on ne voit pas aujourd'hui quel type d'événement pourrait permettre ce retour sans que la France donne l'impression de céder ou de perdre la face, explique Bertrand Badie à l'AFPAgence France-Presse.
Paris ne décolère pas contre les États-Unis et l'Australie qui, en annonçant mercredi une alliance stratégique avec Londres pour contrer l'influence de la Chine, ont en même temps torpillé un contrat de vente de sous-marins français à la marine australienne pour plus de 50 milliards d'euros (l'équivalent de 75,1 milliards de dollars canadiens).
Si le président Emmanuel Macron est resté silencieux, son chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian, d'ordinaire peu expansif, tire à boulets rouges sur les trois contrevenants en des termes très peu diplomatiques plutôt rares.
Mensonge, duplicité, mépris... Il leur reproche d'avoir dissimulé pendant des mois leurs négociations, dénonce une rupture majeure de confiance entre alliés de l'OTANOrganisation du traité de l'Atlantique nord et traite au passage le Royaume-Uni de cinquième roue du carrosse.

À l'approche du deuxième et dernier tour des élections municipales dimanche en France, les yeux sont rivés sur Marseille. La deuxième plus grande ville de France pourrait élire le Rassemblement national pour la première fois de son histoire, alors que le maire sortant est au coude-à-coude avec le candidat de la droite du RN. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












