
L’heure juste: non, Guilbeault n’a pas autorisé l’importation de déchets dangereux
Le Journal de Montréal
Lors d’un débat sur les tarifs et les paradis fiscaux à Radio-Canada mercredi, le candidat du Nouveau parti démocratique (NPD) Alexandre Boulerice a interpellé le candidat du Parti libéral du Canada (PLC) Steven Guilbeault sur sa gestion dans le dossier des déchets électriques dangereux.
« C'est vous qui avez autorisé l'importation de déchets électriques pour que la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda puisse les brûler, alors qu'ils ont déjà des problèmes de qualité de l'air. [...] Et ça, c'était mettre en danger la santé publique, la santé des gens de Rouyn-Noranda qui ont déjà de la difficulté avec leur qualité de l'air », a-t-il affirmé.
« Vous faites erreur », s’est pour sa part défendu M. Guilbeault au cours de l’échange.
Les candidats du NPD et du PLC manquent tous les deux de nuance. Alexandre Boulerice n’a pas raison de dire que M. Guilbeault a autorisé l’importation de déchets électriques afin que la Fonderie Horne puisse les brûler.
Même s’il ne l'a pas formellement autorisé, l’ex-ministre de l’Environnement Steven Guilbeault ne peut pas se dégager de toutes ses responsabilités dans ce dossier. En effet, ce dernier a gardé le statu quo lorsqu'on l’a convaincu de ne pas resserrer les mesures sur l’importation des déchets électroniques dangereux, selon une enquête de Radio-Canada publiée en janvier dernier.
Le reportage dévoile que Glencore, propriétaire de la Fonderie Horne, avec l'aide de deux ministères, a fait pression afin de faire plier le ministère de l’Environnement et des Changements climatiques, même si ce revirement de situation pouvait entraîner des risques sur la qualité de l’air et la santé des gens de Rouyn-Noranda.

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