
Des Québécois sont coincés au Qatar: la vie continue, malgré les missiles
Le Journal de Montréal
Au Qatar, la vie continue malgré le bruit des explosions qui retentissent au loin, observent des Québécois coincés là-bas après que leurs escales de retour à la maison de voyages en Asie ont pris des tournures angoissantes pour eux.
« Les gens qui travaillent à notre hôtel sont hyper calmes. Les résidents marchent dans les rues et profitent des terrasses », décrit Francis Vézina, un Québécois qui doit rester à Doha, la capitale qatarie, plus longtemps que prévu.
Avec sa conjointe, Geneviève Beaudoin, il rentrait d’un voyage en Thaïlande et devait prendre un vol vers Montréal dimanche. Mais de l’autre côté du golfe Persique se trouve l’Iran, qui échange des frappes avec Israël et les bases américaines situées au Moyen-Orient.
Impossible pour ce couple, donc, de s’envoler vers le Québec. Alors que des bruits d’explosions se font entendre et que des bâtiments sont secoués par les détonations, il est contraint de rester sur place.
« Samedi, un débris de missile est tombé du ciel devant l’hôtel », a rapporté M. Vézina, manifestement sous le choc.
Le ministère qatari de la Défense a indiqué, par voie de communiqué, que son système de défense avait intercepté des missiles pendant la fin de semaine.
De toute évidence, « les Qataris font confiance » à la capacité de leur gouvernement de les protéger, témoigne-t-il, puisqu’il note « une légèreté » dans l’air.

