
La Ronde change de propriétaire: «C’est un joyau magané», selon un historien
Le Journal de Montréal
Le parc d’attractions La Ronde n’est plus ce qu’il était, mais il a toujours le potentiel de redevenir un lieu culturel important, selon l’historien et spécialiste des expositions universelles, Roger Laroche.
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Dans une entrevue à QUB radio et télé, diffusée au 99,5 FM Montréal, il estime que le mythique lieu montréalais a « besoin d’un réalignement sur ce qu’il était et ce qu’il doit être », après avoir été vendu par l’entreprise Six Flags à EPR Properties au cours des derniers jours.
D’abord créé pour l’Expo 67, le parc d’attractions n’a pas toujours uniquement eu cette vocation associée aux manèges.
« Disons qu’il y a un potentiel d’être encore un joyau », avance-t-il. « C’est un joyau magané. Il y a effectivement besoin de réinvestissement. La Ronde a été créée avant tout pour être un lieu familial. Et ça, on l’a perdu depuis très longtemps. »
« C’était aussi un lieu culturel pour Montréal », ajoute-t-il. « C’est un événement, La Ronde. Les gens finissaient de travailler à 5 heures le soir, prenaient le métro, et allaient prendre une bonne bouffe, un verre ou voir un spectacle, sans nécessairement aller dans les manèges. C’est probablement la partie sociale la plus importante qu’on a perdue. »
M. Laroche voit cependant d’un bon œil le rachat du parc par l’entreprise américaine qui gère déjà le Village Vacances Valcartier.
L’homme qui sera désormais à la tête de La Ronde, l’ancien gestionnaire de Six Flags, Kieran Burke, pourrait aussi apporter une nouvelle vision.

